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La hausse des taux: faut-il vraiment craindre le pire?

25 novembre, 2016 par Francesca Pellicano
Dans cet article
  • Les conséquences d'une hausse de taux
  • Les risques lors d'un renouvellement hypothécaire
  • Obtenir les conseils d'un courtier hypothécaire

En octobre dernier, le gouvernement fédéral a mis en place de nouvelles règles de financement hypothécaire, dont celle notamment qui pénalise les acheteurs qui ne peuvent verser 20% de mise de fonds. Ces acheteurs devront désormais se qualifier au préalable au moment de contracter un prêt. Leur ratio d’endettement maximal sera calculé sur un taux de 4,64%, quels que soient le terme et le type d’intérêts choisis.

La semaine dernière, deux institutions financières canadiennes, la RBC et la Banque TD, ont successivement annoncé la hausse de leurs taux hypothécaires résidentiels, sur plusieurs taux et termes.  

Alors que les taux d'intérêt, très faibles au pays depuis plusieurs années, étaient encore au beau fixe au premier semestre 2016 et que les prévisions annonçaient un statu quo, cette fissure pourrait laisser présager un craquement plus profond. Doit-on craindre un séisme de plus grande magnitude sur le marché de l’immobilier et de l’hypothèque?

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a d’ailleurs effectué une simulation de crise en envisagent les pires scénarios catastrophiques de « dépression économique grave et prolongée ». Résultat : une telle hausse soudaine des taux d'intérêt s’avérerait déplorable et pourrait faire plonger les prix des maisons jusqu'à 30 %. 

L’effet Trump et le risque d’un retour de l’inflation

Depuis les élections américaines, on observe une hausse des taux obligataires dans l’ensemble des pays occidentaux. L’arrivée fracassante de Donald Trump à la présidence des États-Unis fait alors craindre le pire. Son programme économique austère pourrait bien ralentir  l’économique mondiale et la replonger dans l’inflation. Il pourrait y avoir un effet immédiat sur la dynamique des marchés mondiaux, et par conséquent une répercussion importante sur le coût des hypothèques.

Keep calm et relativiser?

Pour l’heure, les spéculations vont bon train et il semblerait que la tendance à la hausse risque de se poursuivre au cours des prochaines semaines. Toutefois, nous n’avons que peu d’informations quant aux conséquences réelles que cette augmentation sur le marché de l’immobilier. Mais plus concrètement, qu’est-ce que ces chamboulements représentent pour vos économies personnelles? Quelles sont les mesures à considérer pour poursuivre vos projets immobiliers? Sophie Ferrando et Francesca Pellicano, courtières hypothécaires Multi-Prêts Bureau Petite Italie, vous éclairent sur la situation et vous prodiguent leurs conseils pour mieux anticiper la situation.

Quels sont les conséquences d’une hausse des taux pour les clients qui financent leur maison? À taux fixe et à taux variable? 

Avec les nouvelles réglementations annoncées en novembre 2016, les clients ayant un prêt assuré par un des 3 assureurs canadiens (SCHL, Genworth et Canada Guaranty) doivent maintenant qualifier leur hypothèque sur un taux de la Banque du Canada, aujourd’hui à 4,64%. Une fois cette garantie validée, ces clients seraient donc capables d’absorber une hausse de taux. 

Les clients qui achètent ou qui refinancent sans assurance hypothécaire (*prêt conventionnel) se qualifient sur le taux offert promotionnel. Cette pratique s’applique seulement sur les termes de 5 ans fixes. Ainsi, ces clients sont donc capables d’acheter pour un montant plus élevé, mais ils seront par conséquent à risque en cas de hausse de taux.  

À noter que pour les autres termes fixés de moins de 5 ans et pour les taux variables, la qualification est la même que les prêts assurés. 

 (*prêt qui nécessite 20% d’apport minimum)

Quel risque peut-il y avoir lors d’un renouvellement de prêt hypothécaire? 

La conséquence directe d’une hausse de taux serait l’augmentation des mensualités hypothécaires. Cependant, rappelons que la hausse de taux actuels est tout à fait minime puisqu’ils se négocient encore en dessous de 3%.

De plus, la période de fin d’année est souvent propice aux augmentations de taux puisque les banques qui ont déjà atteint leurs objectifs en matière de volume hypothécaire, souhaitent freiner la demande.

En général, les taux se remettent à baisser entre le mois de février et le début du printemps pour la période occupée. 

Comment rassurer les futurs acheteurs face à ces mesures et à cette hausse des taux? Que peut-on leur conseiller pour mener à bien leur projet d’acquisition d’une hypothèque?

Le meilleur conseil que nous puissions donner à un nouvel acheteur serait de rencontrer un courtier hypothécaire afin d’évaluer sa capacité d’emprunt tout en respectant son budget. 

Notre équipe d’experts est disposée à recevoir les futurs acheteurs pour leur fournir toute l’information nécessaire relative à ces nouvelles dispositions. Nous accompagnons nos clients avec une évaluation personnalisée et les solutions les mieux adaptées à leur situation.  

Rédigé avec la collaboration de Sophie Ferrando et Hakima Hmamou

Contactez-nous!
Multi-Prêts Hypothèques Bureau Petite Italie
(514) 317-2800

À retenir
  • Les clients ayant un prêt assuré doivent qualifier leur hypothèque sur un taux de 4,64%
  • Les clients qui achètent ou refinancent sans assurances hypothécaires se qualifient sur le taux promotionnel offert
  • Rencontrez votre courtier hypothécaire pour évaluer votre capacité d'emprunt