
Récemment, Roy Nakhal, courtier hypothécaire chez Multi-Prêts, était en entrevue à l’émission The Andrew Carter Morning Show afin d’aborder une question qui préoccupe de nombreux acheteurs : quel revenu faut-il réellement pour devenir propriétaire à Montréal aujourd’hui?
Une règle simple pour estimer sa capacité d’emprunt
Au micro d’Andrew Carter, Roy a rappelé une règle de base souvent utilisée pour estimer la capacité d’emprunt : « En général, pour un premier acheteur, on peut estimer qu’un prêt hypothécaire représente environ quatre fois le revenu annuel brut. » Ainsi, une personne qui gagne 80 000 $ par année pourrait, à titre indicatif, se qualifier pour un prêt d’environ 320 000 $. Bien sûr, cette estimation peut varier selon plusieurs facteurs : les dettes existantes, la mise de fonds, le taux d’intérêt en vigueur, ainsi que les ratios d’endettement exigés par les institutions financières.
Roy a également souligné que, malgré une certaine stabilisation du marché récemment, l’accès à la propriété demeure un défi, particulièrement pour les premiers acheteurs.
Le rôle grandissant des parents
Un autre élément marquant de l’entrevue : l’implication croissante des parents dans les projets immobiliers de leurs enfants. « Nous voyons de plus en plus de parents participer aux premières rencontres afin d’établir une stratégie et de voir comment ils peuvent aider leurs enfants à accéder à la propriété. » Cette aide peut prendre différentes formes : un don pour la mise de fonds, une co-signature ou un accompagnement dans la planification financière. Cette collaboration intergénérationnelle devient, pour plusieurs familles, un levier important pour concrétiser un premier achat.
Combien prévoir pour la mise de fonds?
Roy a rappelé qu’au Canada, la mise de fonds minimale débute à 5 % du prix d’achat pour une propriété de 500 000 $ ou moins. Au-delà du minimum requis, il est toutefois essentiel de prévoir les frais connexes, tels que la taxe de bienvenue, les frais de notaire, l’inspection, les frais de déménagement et autres dépenses liées à la transaction. Une planification réaliste permet d’éviter les surprises au moment de conclure l’achat.
Miser sur la stratégie
Enfin, Roy a mentionné l’importance des programmes gouvernementaux, notamment le Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), qui peut aider les acheteurs à accumuler une mise de fonds plus rapidement grâce à ses avantages fiscaux.
Dans un contexte où l’abordabilité demeure un enjeu important, la clé reste la planification. Une analyse personnalisée avec un courtier hypothécaire permet d’établir un plan clair, réaliste et adapté à chaque situation.