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Nouvelles règles hypothécaires : une occasion en or pour les courtiers

10 janvier, 2017 par Multi-Prêts Hypothèques
Dans cet article
  • Le travail du courtier est-il pertinent à la suite de l’entrée en vigueur des nouvelles règles?
  • Le marché du courtage hypothécaire : saturé ou non?
  • Qui les nouvelles règles hypothécaires touchent-elles?
  • Un client peut-il être accepté pour une hypothèque dans une autre institution financière s’il a déjà été refusé ailleurs?

Est-ce que le travail du courtier hypothécaire est encore pertinent, malgré l’entrée en vigueur des nouvelles règles le 30 novembre 2016? Oui, et nous pensons que ce métier l’est encore plus que jamais! Avec des règles plus complexes et plus contraignantes qu’auparavant, l’acheteur aura encore plus avantage à faire appel aux services d’un courtier hypothécaire pour y voir plus clair. N’oublions pas que le rôle de tout bon courtier hypothécaire est de conseiller ses clients et de les accompagner tout au long de la démarche de demande de prêt.

Son rôle se rapprochera de plus en plus de celui d’un conseiller, car lui seul connait tous les produits des institutions financières (il existe plusieurs différences d’une institution à l’autre), les règles les régissant, ainsi que les normes de l’industrie entourant l’achat d’une propriété et son financement. 

Le courtage hypothécaire, un marché loin d’être saturé

Au Québec, de 150 000 à 175 000 hypothèques sont enregistrées annuellement, mais seulement 30 % d’entre elles passent entre les mains d’un courtier. Est-ce que cela représente un plafonnement par rapport à d’autres marchés? Loin de là. Au Canada, c’est 40 % des hypothèques qui passent par le courtage. Et aux États-Unis, 75 % des hypothèques sont enregistrées au cours d’un processus entamé avec un courtier. Il s’agit donc d’un marché en croissance, avec de très grandes possibilités dans les prochaines années. En d’autres mots, ce n’est que le début!

Qui est touché par les nouvelles normes?

Pour répondre simplement à la question, on pourrait dire que tout le monde est touché, mais à des degrés différents. Les institutions financières révisent actuellement leur offre de produits. Par exemple, les projets de refinancement se chiffrant à plus de 75 % de la valeur de la propriété et le financement des condos et des maisons unifamiliales à des fins de location deviennent plus difficiles.

Mais attention : si un acheteur a été refusé par une institution financière, cela ne veut pas dire qu’il le sera par une autre, car les formules de qualification diffèrent d’un prêteur à l’autre. 

Un refus n’est que le début d’un processus

Aujourd’hui, la gamme de produits offerts par les différentes institutions financières est très variée, alors le choix du prêteur s’avère un élément majeur dans plusieurs cas. Le rôle du courtier hypothécaire consiste d’abord à trouver un prêt correspondant aux besoins du client avant de lui présenter un taux! Dans les dossiers simples comme dans les plus complexes, le courtier devient un allié précieux pour démêler les possibilités et déterminer le type de prêt et l’institution qui conviennent le mieux au client parmi les nombreux produits s’offrant à lui.

Le pourcentage des premiers acheteurs qui ne se qualifieront pas pour un prêt assuré est mince et se chiffre à environ 10 %. Les gens continueront à pouvoir acheter, mais il faudra parfois revoir le projet avec le client, car celui-ci doit avoir de bons ratios d’endettement.  Le courtier est là pour expliquer le tout et faire des demandes aux institutions qui sont les plus susceptibles d’accepter le dossier soumis.

Les autres fonctions du courtier hypothécaire

Si un client souhaite rénover sa maison, le courtier est là pour l’aider. Aussi, dans le cas d’un endettement, le courtier peut conseiller l’emprunteur et lui apporter des solutions pour lui permettre de s’en sortir. Finalement, au cours d’un processus de séparation où il y aura une nouvelle acquisition par l’une des parties, le courtier hypothécaire saura accompagner l’acheteur et répondre à toutes ses questions.

En somme, le marché du courtage hypothécaire est beaucoup plus stable que le marché immobilier; par exemple, lorsque le marché immobilier ralentit, les gens effectuent plus de rénovations. Et même si le marché immobilier stagnait, il y aura toujours des personnes qui auront besoin des courtiers pour consolider leurs dettes, obtenir de l’aide lors d’un divorce ou établir une stratégie pour protéger les titres de propriété.

À retenir
  • Le travail du courtier hypothécaire est encore plus pertinent qu’avant, car les nouvelles règles sont plus complexes.
  • Le marché du courtage hypothécaire au Québec ne représente que 30 % des hypothèques, alors qu’au Canada, il correspond à 40 %.
  • Tout le monde est touché par les nouvelles règles en vigueur, à différents degrés.
  • Un refus par une institution financière ne veut pas dire que tout est perdu. Chaque institution possède ses propres critères.
  • Le courtier hypothécaire peut également vous être utile lors d’un divorce ou d’une consolidation de dettes.
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