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Mes 7 meilleurs conseils financiers pour les milléniaux

7 mars, 2017 par Fabien Major
Dans cet article
  • Comment devenir autonome financièrement?
  • Les actions à prendre tôt dans sa vie
  • Les erreurs les plus communes en gestion financière

Milleniaux

Vous me permettez de prendre un ton personnel? Après tout, mes trois garçons sont bel et bien nés dans cet intervalle de 1982 à 2004 qui caractérisent les milléniaux. Bien que j’oeuvre dans la gestion de patrimoine depuis plus de deux décennies, je me suis toujours gardé une petite gêne envers mes enfants quant aux conseils financiers. Cependant, il est peut-être temps pour moi de rassembler ici ce que j’aurais aimé que mon père m’enseigne sur les finances.

Je sais que le sujet n’est pas très passionnant, mais il est très important. Ce que vous allez lire peut changer dramatiquement votre avenir. Non, je ne vais pas vous anesthésier avec le mot « retraite », mais je vais plutôt vous parler d’« AUTONOMIE financière ».

Comme parent, j’ai trois souhaits à formuler pour le bien-être de mes enfants. Je souhaite qu’ils soient en santé, heureux et qu’ils deviennent autonomes. Pour la santé, je n’ai pas grand-chose à dire. Ce sont même eux qui peuvent m’en apprendre! Pour le bonheur, ils sont franchement bien partis. Mais pour l’autonomie… Il reste du chemin à faire.

Je vous partage ici sept conseils qui, je crois, peuvent faire une grande différence dans la vie financière. Le but ultime recherché est de dégager suffisamment de capitaux en réserve pour obtenir un jour la liberté de « refuser » du travail que vous n’aimez pas. Une liberté qui confère le loisir de prendre des vacances, au moment désiré, pour une durée indéfinie et à l’endroit de votre choix. La liberté financière que je souhaite à mes proches et à vous, lecteurs milléniaux, vous donnera aussi du temps de qualité avec ceux que vous appréciez. Car c’est bien LA ressource la plus précieuse qui manque autant aux pauvres qu’aux biens nantis : le temps. L’autonomie financière vous donne du temps. Ne le gaspillez pas.  

Soyez vigilants et gardez votre esprit critique!

Les institutions financières ne veulent pas votre bien, elles veulent faire des profits. Mais dans ces mêmes institutions, certains humains compétents bien intentionnés désirent réellement vous aider et défendent vos intérêts. Il faut donc apprendre à les reconnaître. Il s’agit souvent du conseiller qui vous aborde avec autre chose qu’un « pitch de vente », qui vous écoute attentivement et qui vous dévoile sincèrement le fond de sa pensée. Cette personne n’hésite pas à identifier les points positifs et négatifs d’un produit financier. Chaque fois que vous mettez les pieds dans une banque ou une caisse, vous devez questionner, contre-vérifier et analyser ce qu’on vous présente comme étant « une offre intéressante ». N’oubliez JAMAIS que la finance c’est du commerce et on tentera toujours de vous vendre quelque chose.

Le crédit est votre ennemi

Les dépenses de consommation doivent obligatoirement être réglées avec votre propre argent. Une ou deux cartes de crédit sont amplement suffisantes. Si vous commencez à ne payer que le solde minimum mensuel pour vous garder à flot, vous entrez dans un cercle infernal. Voyez le crédit comme du dépannage à utiliser uniquement quand vous avez les moyens et l’intention de régler entièrement le solde à la fin du mois. Notez qu’une hypothèque ou un prêt commercial pour PME sont des dettes intelligentes. Elles vous permettent d’acquérir des biens qui prendront de la valeur avec le temps ou qui généreront des revenus.  

L’épargne automatique et les intérêts composés font des merveilles

Pour arriver à votre objectif d’autonomie financière, il faut se retrousser les manches et agir maintenant. Le fait d’avoir une petite paye n’est pas une excuse. Toutes les grandes fortunes se sont bâties à partir de quelques dollars. Il faut donc automatiser vos investissements. À chaque deux semaines ou une fois par mois, 50, 100, 300 ou 500 $ doivent être dirigés dans des investissements qui répondent à votre profil. Les fonds communs et les FNB pourront ajouter des intérêts composés et engendrer un effet boule de neige. En fonction de vos projets, de votre palier d’imposition et de votre tolérance à la volatilité, vous pourriez cotiser à un CELI, un REER ou simplement dans un compte de placement.  Par exemple, 250 $ par mois dans un fonds qui rapporte en moyenne 6 % aurait une valeur de 114 713 $ au bout de 20 ans.

Devenez un pro de la gestion… de votre paye

L’administration de vos finances et un mal nécessaire. Il faut absolument vaincre ses démons et cessez de voir votre gestion budgétaire comme une tâche ennuyante et lassante. De nos jours, en plus des outils comme Excel et Numbers, de nombreuses applications (dont MINT) pour tablettes et téléphones intelligents peuvent vous servir d’assistant dans la tenue de vos comptes.  Si vous avez un emploi régulier et vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts, disons avec 50 000 $, il n’y a aucune raison que vous y arriviez avec 200 000 $ ou même avec 1 million de dollars. La saine gestion de votre salaire et de vos obligations financières vous appartient. Les échecs et les erreurs aussi.  Vous avez donc le devoir de vous instruire, d’être curieux et d’être méticuleux. Si vous administrez vos capitaux en pro, vous allez être en mesure d’en gérer davantage… et c’est bien ce qui finira par vous arriver. Car vous prendrez conscience de votre valeur et de votre assiduité.

L’équation de la prospérité n’est pas très complexe. En fait, elle est tellement simple qu’une majorité de Canadiens la néglige.

D’abord on a R – D = E . Ce qui veut dire : Vos REVENUS doivent toujours être supérieurs à vos DÉPENSES. L’excédent deviendra votre ÉPARGNE.

Ensuite, E  x T x % = R.  Votre ÉPARGNE dégagée à chaque paye devra être bien investie. Au fil du temps, il engendrera des RENDEMENTS et rapportera plus tard des REVENUS SUPPLÉMENTAIRES.

Les revenus passifs travailleront à votre place

Le rêve de nombreux milléniaux est le même que celui des X et des boomers : faire des revenus en dormant! Les gens mieux nantis que la moyenne ont une caractéristique commune, ils ont plus de 5 sources de revenus. Ils peuvent recevoir des revenus de loyers de leurs propriétés à logements, des revenus de dividendes et d’intérêts provenant de leurs placements, des cachets de conférences, des royautés provenant d’un bouquin, des honoraires comme consultants, un salaire de leur PME, etc. Vous pouvez faire de même, mais cela nécessite parfois du sang froid et un bon esprit d’analyse.

Payez vos impôts rubis sur l’ongle

Ce conseil semble une évidence, pourtant des milliers de Canadiens négligent de payer leurs impôts et taxes à temps. Les frais d’intérêt et pénalités qu’ils encourent représentent une petite fortune qui ne produit strictement rien. En étant très bien ordonné et organisé, vous tiendrez le fisc à l’écart et vous allez pouvoir vous concentrer sur vos objectifs la tête tranquille. Si votre situation se complexifie, oubliez les logiciels d’impôt! Un comptable professionnel saura vous guider adéquatement.

Prenez un soin jaloux de votre cote de crédit

Cela vous évitera des mauvaises surprises. Votre dossier de crédit représente votre ADN financier, il faut donc le consulter régulièrement et signifier toutes anomalies aux agences de crédit Equifax et Trans-Union. En faisant vos remboursements de capital et d’intérêts selon les modalités de vos prêts et ententes de services, vous signalez à tous les prêteurs éventuels que vous êtes quelqu’un de sérieux et de fiable.  Le nombre de cartes, de demandes de prêts de toutes sortes, la régularité de vos paiements, les sommes empruntées et quelques autres facteurs influenceront votre pointage.

À retenir
  • Une bonne discipline peut vous permettre d’atteindre l’autonomie financière
  • Il ne faut pas négliger l’épargne et la saine gestion de son crédit
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