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Prêt hypothécaire: les 6 imprévus les plus fréquents

15 décembre, 2015 par Denis Doucet
Dans cet article
  • Les jardins et les piscines ne sont pas que du plaisir
  • La démolition et les "tant qu'à y être" ont aussi des pièges cachés. 

Sur papier, les publicités des projets résidentiels sont toutes très attrayantes. On vous dit que  pour le prix d'un loyer, vous deviendrez propriétaire. Ce n'est pas toujours le cas et on voulait vous en informer. Alors avant de formuler votre demande de prêt hypothécaire, considérez les imprévus suivants qui peuvent faire sauter votre budget.   

L’arrière-cour
On a prévu la couleur des murs mais on a omis  l'achat de la tondeuse, des pelles et râteaux, du coupe-bordure, ou des sécateurs. Bon. On peut se rattraper. Mais le plus souvent, on a oublié les coûts rattachés à l'utilisation de la thermopompe de la piscine. Sans minuterie, la facture peut facilement dépasser les 1000$ durant un seul été! Plus difficile…

La Bienvenue
Cette taxe, liée au droit de mutation immobilière, a été proposée pour la première fois par le ministre libéral Jean Bienvenue en 1976. Depuis, toutes les municipalités québécoises vous accueillent de cette façon ! La facture peut être très salée. Pour une propriété de 300 000$, elle peut dépasser les 3000$. Ouch!  Afin de l’évaluer avec précision, on vous suggère de communiquer avec le service de taxation de votre municipalité. Mieux vaut savoir…

Le transport
En passant d'un appartement à un condo ou une maison, vous devez souvent quitter la ville et opter pour la banlieue. Une deuxième voiture, ou des titres de transport additionnels pourraient s’avérer nécessaires. Ces frais sous-estimés causent régulièrement une commotion. Donc en planifiant votre déménagement, comptez les kilomètres, mais surtout, vérifier les horaires du transport en commun et l'achalandage des voix principales. Vous pouvez bien gagner sur la qualité de vie... mais perdre 2 heures par jour dans la congestion routière.

Menus travaux
La nouvelle maison comporte plusieurs recoins? Il faut démolir un mur. Le balcon est endommagé? Il faut le reconstruire. Le cabanon se fait vieux? Pas le choix. Ce genre de travaux est moins coûteux que des travaux de rénovations majeures mais peut parfois engendrer de grosses factures. Surtout si le nettoyage et la disposition des déchets ne sont pas inclus par les ouvriers improvisés que sont les amis et beaux-frères.

La somme des « tant qu'à y être »
Les « tant qu’à y être » sont les dépenses qui s'ajoutent facilement du genre : parce qu'il y a des meubles en solde. Parce que le voisin a érigé la clôture de son côté. Parce que le BBQ est vieux et les meubles de patios défraîchis... Parce qu'une télé de 60 pouces c'est tellement mieux qu'une 42... Si vous multipliez les « tant qu'à y être » avant d'avoir reçu votre taxe de bienvenue, vous allez vous retrouver dans le pétrin. Un bon conseil ? Planifiez et respectez votre budget. Tant qu’à faire.

Usure et entretien
Pour terminer l’énumération des imprévus les plus fréquents, allons-y d'une généralité. Contrairement à un statut de locataire, lorsque la toilette brise, que le réservoir à eau chaude lâche ou encore que le panneau électrique ne suffit plus à la tâche, vous ne pouvez plus appeler le proprio le samedi matin pour qu'il envoie ses gars. C'est vous le proprio! Une maison, ça vieillit et plus tôt que tard, la toiture, la plomberie, la fenestration, etc. nécessiteront une cure de rajeunissement, alors votre plus grand allié sera le fonds d'urgence. Mais ça, c'est un autre sujet!


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